« Des cerises plein les oreilles »

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Des cerises plein les oreilles

Il y a des matins où le jardin te donne plus que prévu. Celui-là a commencé sous le cerisier. Les fruits étaient mûrs à point – cette maturité qu’on reconnaît au toucher avant même de les voir, ce rouge presque noir, luisant comme du vernis. C’est le top départ avant l’arrivée des gangs du ciel ! Et cette année je suis tellement heureux d’arriver avant eux… J’en ai pris une poignée. Puis deux. Puis, sans vraiment réfléchir, j’en ai glissé une derrière chaque oreille.

C’est ça, vivre avec les plantes. On devient un peu ridicule. (On devient surtout très vivant…)

LA RÉCOLTE

Après le portrait, le travail sérieux a commencé. Le panier en osier – le même qui sert pour les herbes, les fleurs, les champignons selon les saisons – s’est rempli lentement, méthodiquement. Cerise par cerise. Je dois dire qu’il y a quelque chose de méditatif dans la cueillette. Le geste répété, le poids qui s’accumule, le silence du jardin ponctué du seul bruit des fruits qui tombent sur l’osier. Puis, il y a toutes celles qui n’ont malheureusement pas eu la chance de rejoindre le panier, qui sont passées par la case tube digestif. Du surplace pour me donner les glucides dont j’avais besoin pour continuer ma récolte.

À la fin, plusieurs kilos. La satisfaction de celui qui a travaillé avec ses mains, ses yeux, son nez. Et les poules qui tournaient autour, jalouses, comme toujours.

CE QUE LA MAIN TIENT

C’est un geste ancestral. Un geste que nos arrière-grands-parents faisaient, et les leurs avant eux, et ainsi de suite jusqu’aux premiers humains qui ont compris que la terre donnait si on savait lui demander. Ce geste, nos ancêtres et les vôtres s’en servaient pour nourrir toute la famille. Pour traverser les hivers. Pour être là le lendemain. Et c’est précisément grâce à lui que nous sommes là aujourd’hui, vous et moi, à lire ces lignes. Il y a quelque chose de noble dans celui qui sait que sa vie dépend de ce qu’il tient dans sa main. De celui qui comprend le lien direct entre la terre, le geste, et la survie.

Nous sommes les héritiers de ce savoir. Et nous en sommes aussi les passeurs. Notre génétique elle-même porte cette mémoire – chaque cellule de notre corps est le résultat de millions d’années de gestes justes, de choix qui ont permis à la vie de continuer. Perpétuer ces gestes simples n’est pas de la nostalgie. C’est de la responsabilité. C’est être pleinement humain, au sens le plus fondamental du terme. À l’heure où l’agriculture intensive appauvrit les sols, où l’élevage industriel a coupé l’animal de sa nature, où les politiques et les religions – souvent avec les meilleures intentions du monde – tendent à nous dicter ce que nous devons manger, croire, ressentir, produire… il est plus que jamais nécessaire de se rappeler une vérité simple, presque dérangeante tant elle est évidente :

La seule doctrine que nous devons suivre, c’est celle de la nature. Pas l’inverse.

Sans tout ce que l’humain a construit – ses empires, ses industries, ses dogmes, ses écrans – la nature existait, prospérait, évoluait. Elle continuera d’exister après nous. Mais sans elle, rien de ce que nous avons bâti ne tient. Pas un seul parpaing. Pas un seul médicament. La nature ne nous appartient pas. Nous lui appartenons. Nous sommes nature. Nous avons simplement passé quelques siècles à l’oublier. Alors quand je tends la main pleine de cerises au-dessus de ce panier en osier, ce n’est pas un geste anodin. C’est une façon de dire : je n’ai pas oublié d’où je viens. Et je transmettrai.

LA CAMOMILLE, LA RELAXANTE, ET LES POULES

Quelques jours plus tôt, c’était la camomille qui m’attendait. Ces petites fleurs blanches et jaunes qu’on cueille une à une, qui embaument les doigts, qui remplissent le panier d’un parfum doux et ancien.

De cette récolte est née la Synergie Relaxante Folk Officinalis calme & équilibre émotionnel. Une formule construite autour des plantes que je connais depuis des années, pour les moments où l’on a besoin de revenir à soi. Et puis les poules sont arrivées.

Cette poule-là, je ne sais pas ce qu’elle a vu dans la bouteille. Peut-être qu’elle aussi a besoin d’un peu de calme. En tout cas, elle a regardé droit dans l’objectif avec une conviction que je lui envie.

« Moi aussi j’en aurais besoin. »

La nature nous offre le calme si on sait l’écouter. Pour ceux qui ont du mal à trouver ce silence intérieur, j’ai mis cette sagesse en flacon. Découvrez la Synergie Relaxante – quelques gouttes, et laissez la plante faire ce qu’elle sait faire depuis toujours.

Le saviez-vous ?

La camomille contient un flavonoïde appelé apigénine qui se lie aux mêmes récepteurs cérébraux que le Valium sans créer de dépendance, sans effet de sevrage, sans abrutir. Des études cliniques sur 8 semaines montrent des effets comparables à certains anxiolytiques légers, avec une tolérance bien supérieure. Et ce que personne ne dit : cette même molécule agit aussi sur les récepteurs aux œstrogènes. Anxiété, douleurs menstruelles, troubles du sommeil liés au cycle — une seule fleur, un seul composé, trois terrains d’action.

La nature fait rarement les choses à moitié.

Herboristiquement vôtre,
François Roger de Loraille


P.S. : Mon tout dernier livre sur els plantes vénéneuses est disponible à la vente : Venenum Herbarum, à découvrir ici…

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