
Derrière Folk Officinalis, il y a François.
Tout est parti d’un besoin très simple : trouver des produits vraiment naturels, faits à partir de plantes entières, pensés pour accompagner le quotidien, sans artifices ni listes d’ingrédients interminables.
À l’époque, ils étaient rares. Et, au fond, les choses n’ont pas tellement changé : malgré l’explosion du « naturel » et des discours sur le bien-être, trop de produits reposent encore sur le plastique, le marketing et des matières transformées ou standardisées, bien loin de la plante dans sa globalité. Ceux qui sont réellement simples, cohérents et ancrés dans le vivant restent peu nombreux.
J’ai donc commencé à fabriquer moi-même ce dont j’avais besoin : savons, baumes, préparations pour l’hygiène et les soins du quotidien. Pas de produits « miracles » : l’idée était de revenir à l’essentiel, utiliser les plantes médicinales pour entretenir le corps, soutenir ses fonctions et préserver sa santé. Les plantes peuvent accompagner un retour à l’équilibre, mais ma démarche a toujours été d’abord préventive : prendre soin de soi pour rester en forme, plutôt que d’attendre d’être malade pour agir.

Peu à peu, les choses ont dépassé le cercle des proches. Clients et professionnels ont commencé à s’intéresser non seulement à ce que je fabriquais, mais surtout à la manière dont je le faisais. Comment cultiver les plantes ? Comment les récolter, les transformer, les conserver ? Comment choisir une plante et comprendre ce qu’elle peut apporter ?
C’est ainsi que la fabrication est devenue transmission. Des ateliers sont nés autour des plantes, des huiles essentielles, des préparations naturelles, et de tout ce qui relie la terre au produit fini. Folk Officinalis s’est construit comme cela : d’un besoin personnel, puis d’une passion pour les plantes, jusqu’à l’envie de partager ce que j’apprends et ce que je fais.
Le projet a ensuite quitté la France pour la Hongrie, où j’ai d’abord développé des consultations en phytothérapie. Puis il a pris de l’ampleur, et j’ai eu besoin de davantage d’espace pour accueillir toutes les activités dont je rêvais.
Ma basse-cour et moi avons alors posé nos valises à la campagne, dans un ancien haras complètement déserté. Tout était à reprendre : tout repenser, tout replanter, tout aménager. Nous sommes partis presque de rien pour faire naître, saison après saison, un véritable domaine vivant.
Cet espace bien plus vaste a ouvert de nouvelles possibilités : agrandir le jardin, cultiver, transformer les plantes, créer des ateliers et transmettre autrement. Une ravissante petite cabane en bois permet aujourd’hui d’accueillir les visiteurs au cœur de cet univers.

