Un herboriste, un jardin refuge pour les animaux, une histoire de liberté et un faisan nommé Cyrano. Le Réveil normand consacre un article à François Roger de Loraille et à cette rencontre inattendue qui rappelle combien notre rapport au vivant mérite parfois d’être questionné.
Il y a des histoires qui commencent simplement, au détour d’un jardin, avec un visiteur que l’on n’attendait pas. Après avoir été racontée dans La Relève et La Peste et Nos Viventia, l’histoire de Cyrano, un faisan échappé d’un élevage destiné à la chasse et recueilli dans mon jardin, fait aujourd’hui l’objet d’un nouvel article dans la presse régionale.
Le mercredi 4 novembre 2026, Le Réveil normand consacre une page à cette histoire et à mon parcours d’herboriste.
Une publication que je suis heureux de partager ici.

Pour ceux qui découvrent mon travail à travers cet article, je suis François Roger de Loraille, herboriste franco-hongrois, auteur et fondateur de Folk Officinalis. Depuis des années, je travaille autour des plantes médicinales, de leur culture, de leur transformation et de la transmission des savoirs populaires européens. Avec Folk Officinalis, j’ai souhaité développer une approche de l’herboristerie familiale proche de la terre, des saisons et des traditions paysannes.
Mais mon intérêt pour le vivant ne s’arrête évidemment pas aux plantes. La nature ne se résume pas à ce que nous pouvons cultiver, récolter ou transformer. Elle est aussi faite d’animaux, d’écosystèmes, de rencontres inattendues et de toutes ces petites vies qui partagent notre environnement. C’est aussi cette sensibilité qui accompagne mon travail et la conception du jardin pédagogique de Folk Officinalis, consacré à la découverte des plantes médicinales et à la transmission botanique.
Cyrano, le faisan qui a trouvé refuge dans mon jardin
L’histoire commence au mois d’août. Un faisan issu d’un élevage destiné à la chasse parvient à s’échapper et trouve refuge dans mon jardin. Je le baptise Cyrano. Au départ, je le laisse simplement vivre sa vie. Mais je remarque rapidement qu’il porte un dispositif anti-picage en plastique fixé sur son bec. Ce matériel est utilisé dans certains élevages pour limiter les blessures entre oiseaux.
Je décide alors de tenter de l’attraper pour lui retirer cet équipement. Il me faudra plusieurs semaines de patience avant d’y parvenir. Une couverture, des gants, quelques précautions et finalement, le morceau de plastique est retiré. Cyrano peut désormais manger et vivre sans ce dispositif. Je ne cherche pas à le garder captif. Je lui aménage simplement plusieurs endroits où trouver de la nourriture et lui laisse le choix de rester ou de repartir.
Un jardin peut parfois devenir un refuge pour les animaux, sans qu’il soit nécessaire de vouloir les posséder. C’est finalement le message que je retiens de cette rencontre. On associe généralement le métier d’herboriste aux plantes médicinales, aux préparations botaniques, aux remèdes naturels et aux savoirs traditionnels. C’est évidemment le cœur de mon activité.
Mais vivre au contact de la nature implique aussi d’apprendre à observer ce qui nous entoure. Un jardin n’est pas uniquement un espace que l’on aménage pour produire. Il peut devenir un lieu d’accueil pour la petite faune, les oiseaux, les insectes et les animaux de passage. C’est cette vision que je souhaite également transmettre à travers Folk Officinalis : une relation au vivant qui ne soit pas uniquement utilitaire. Cultiver des plantes médicinales, comprendre les écosystèmes, observer les saisons, favoriser la biodiversité et respecter les animaux font partie d’une même démarche. Le jardin pédagogique de Folk Officinalis s’inscrit dans cette philosophie : apprendre à connaître la nature pour mieux vivre avec elle.
Du Réveil normand à La Relève et La Peste : Cyrano poursuit son histoire
Cette histoire avait déjà été publiée le 8 octobre 2026 dans le média La Relève et La Peste, sous le titre :
« Cet herboriste a sauvé un faisan d’élevage de la chasse ».
Le témoignage avait ensuite trouvé un nouvel écho dans une enquête consacrée aux conditions d’élevage des faisans et des perdrix destinés à la chasse. Aujourd’hui, c’est au tour du Réveil normand de raconter cette aventure. Je remercie chaleureusement la journaliste, ainsi que toute la rédaction du Réveil normand pour cet article et pour l’intérêt porté à cette histoire. C’est toujours particulier de voir une petite histoire de son quotidien prendre une place dans la presse. Et je suis heureux que cette occasion permette également de faire découvrir mon parcours d’herboriste, mon travail d’auteur et l’univers de Folk Officinalis.
Et maintenant, voici Pinocchio…
L’histoire pourrait s’arrêter là, mais ce serait oublier un détail. Un deuxième faisan est arrivé dans les environs. Je l’ai baptisé Pinocchio. Lui aussi porte un dispositif en plastique sur le bec et semble suivre exactement le même parcours que Cyrano. Les pièges sont désormais en place et je tente de lui réserver le même sort : lui retirer cet équipement et lui laisser, lui aussi, une chance de retrouver sa liberté. Je commence sérieusement à me demander si Cyrano n’aurait pas passé le mot à ses copains !
À croire que mon jardin est devenu un petit refuge clandestin pour faisans en fuite.
L’histoire continue donc…
Folk Officinalis : les plantes, la terre et le vivant
À travers Folk Officinalis, je poursuis un travail autour de l’herboristerie familiale, des plantes médicinales, des traditions botaniques et de la transmission des savoirs populaires. Je suis convaincu que retrouver une relation plus simple à la nature commence souvent par des gestes très ordinaires : apprendre à reconnaître une plante, cultiver son jardin, observer un oiseau, respecter un animal ou simplement prendre le temps de regarder ce qui pousse autour de nous. C’est cette philosophie que je souhaite partager à travers mes livres, mes préparations botaniques, mes écrits et le jardin pédagogique de Folk Officinalis. Merci au Réveil normand d’avoir donné une place à cette histoire. Et bienvenue à ceux qui découvrent aujourd’hui mon travail.
Herboristiquement vôtre,
François Roger de Loraille.

