La nuit dernière, alors que nous nous apprêtions à quitter la campagne pour rentrer sur la capitale et que nous sortions dans l’air chaud de la nuit, j’aurais juré avoir senti une goutte de pluie sur mon épaule. J’ai souri et quelque chose de dormant en moi s’est réveillé, rempli de joie. Malgré les prévisions (que je vérifiais de manière obsessionnelle depuis des jours) et qui ne promettait que du soleil, de la chaleur, etc., je pouvais sentir et presque goûter l’humidité, imminente dans l’air, et sentir ces eaux bénies du ciel.


En allant vers la voiture, les gouttes se sont misent à embrasser ma peau. J’ai vu la foudre au loin et le tonnerre a résonné autour de nous, à peine audible mais profondément ressenti.


Mon cœur fit un bond alors que la pluie commençait à tomber rapidement – de grosses gouttes imbibant les rues boueuses de la ville, saturant mes vêtements et mes cheveux. Nous avons complètement oublié la voiture; marchions à la place, courions, dansions, levions nos mains vers le ciel avec gratitude et placions nos paumes sur la terre avec pour seul et unique but : Être mouillés et connecté à la terre !


La terre a soif, et ces eaux sont indispensables.


La nuit dernière, les pluies sont arrivées lorsque nous avons pensé qu’elles ne viendraient pas avant des semaines. La nuit dernière, les pluies sont arrivées j’ai été béni et bien mouillé. Nous sommes donc restés une nuit de plus pour apprécier la magie de nuit. Ce matin j’ai couru jusqu’à la source du fond du jardin et y ai remplis des bouteilles d’eau fraiche. Elles me serviront à faire des essences de fleurs.


Herboristiquement vôtre,
François